I'm a Barbie Girl

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mardi 04 mai

Premier Baiser

Mes parents ont déménagé quand je suis rentrée au Lycée. Ce qui fait qu'en seconde, je me suis retrouvée sans aucun ami ou connaissance du collège. En un sens, j'ai trouvé ça plus tôt bien, car je voulais tirer un trait sur mes années de collège, et surtout sur tous les mensonges et embrouilles générées par mes soins.

Arrivée en seconde, je n'avais toujours pas embrassé un garçon sur la bouche, mais j'avais décidé de l'assumer ! Mais comment Barbie ? Toi qui est une bête de sexe, qui avoue tes fantasmes et dévoile ta vie sexuelle sur le net, tu n'avais toujours pas embrassé un garçon à 15 ans ? Hé bien non ! La honte ! Hé bien, oui… un peu… C'est pour cette raison que je m'étais inventé un petit ami très très mignon en troisième, qui vivait à quelques rues de chez moi, c'est pour ça que je refusait de sortir avec d'autres garçons de ma classe, car je lui étais fidèle, c'est pour ça aussi que je refusait les invitations aux soirées, car elles n'avaient pas d'intérêt sans lui… Jusqu'au jour où on ne m'invita plus, on me mis à l'écart, un peu par envie, un peu par jalousie…

Pour me venger, je piquais dans le cartable des filles que j'enviais, je leur piquais leur trousse ou juste leur plus joli stylo…

Un jour, une nouvelle emménagea dans la maison voisine de celle de mon amoureux virtuel, et quand elle demanda pourquoi est ce que l'on ne m'invitait pas aux soirées, les autres de la classe lui dirent qu'en fait je restais avec mon amoureux… Pas de chance pour moi, le pot aux roses fut découvert. La fin de ma troisième fut un calvaire. Tout le collège se moquait de moi. Ils étaient d'autant plus cruels que j'étais déjà très jolie, et première de ma classe. Curieusement, les profs dont j'étais la chouchou ne se rendaient compte de rien, ou fermaient les yeux…

Ce déménagement fut donc pour moi providentiel. Nouvelle ville, nouveau lycée, nouveaux amis… Une nouvelle chance m'était offerte ! Fini les mensonges m'étais-je promis ! Alors, quand les autres filles me demandèrent si j'avais déjà couché, je leur avouais que je n'avais même jamais embrassé un garçon. D'office, elles me prirent pour une bête curieuse, et je fus un peu mise à l'écart. A nouveau, je m'enfermais dans un monde imaginaire, où je sortais avec un garçon parfait, tout droit issu de mon imagination. Mais cette fois ci, je gardais mes rêves pour moi, et n'en parlais à personne !

La seconde passa rapidement. Je n'avais pas vraiment d'amies sur qui je pouvais compter. Les garçons me tournaient autour, mais je n'avais pas envie d'offrir mes lèvres, mon corps en pâture, à tous ces adolescents libidineux et boutonneux !… Je préférais travailler et être brillante en classe.

C'est pendant les vacances d'été que j'ai vu Ken pour la première fois. Il travaillait (oui ! Ken bossait quand je l'ai connu !) dans une agence de voyages dans le 17ème, juste en face de chez ma tante. La première fois que je l'ai vu, ce fut à travers la vitrine de l'agence. Il m'avait semblé le voir embrasser la propriétaire de l'agence, une assez belle fille, brune, aux airs de Julia Roberts, la trentaine… Je crois que c'est pour ça que je suis rentrée dans l'agence, juste pour les déranger ! Une fois à l'intérieur, il a bien fallu que je justifie ma présence, j'ai demandé une brochure sur les îles de rêve…

« Je vous conseille l'Ile Maurice, mademoiselle ! Je viens d'y faire un séminaire, et je vous assure que c'est ce qu'il vous faut ! »

Il était en effet très bronzé, et son regard océan m'aurait convaincue de n'importe quoi !

Je suis ressortie de l'agence une heure plus tard avec une pile de prospectus de rêve, et surtout un rendez vous pour le lendemain…

Le lendemain, j'ai passé deux heures à me faire femme pour ce garçon délicieux… et deux heures à l'attendre sous la pluie devant le drugstore… Il m'avait posé un lapin…

J'avais 16 ans, je venais de tomber amoureuse pour la première fois, et, pour notre premier rendez vous, je dégoulinais de pluie et de rimmel face au drugstore…

Je n'ai pas revu Ken cet été là. Mais dans ma tête, l'histoire avait démarré. Non seulement il ne m'avait pas posé de lapin, mais il m'avait déclaré sa flamme au beau milieu des Champs Elysées… Mon imagination fertile m'aida à lui être fidèle pendant toute mon année de première… C'est aussi cette année là que je commençais à me caresser en pensant à lui. Je partais souvent me promener en ville, sous la pluie, seule… Seule, mais dans ma tête j'étais avec lui. Vingt fois je me rejouais nos dialogues, jusqu'à ce qu'ils soient parfaits, vingt fois je me répétais ses mots dans ma tête, imaginant nos étreintes, jusqu'à ne plus distinguer rêve de réalité. Les autres ne m'intéressaient pas, je vivais dans mon monde intérieur…

L'été arriva enfin et je négociais avec mes parents mon séjour à Paris, chez ma tante. Ils furent d'accord à condition que je travailles tous le mois de juillet afin de financer mon séjour. Je finis par trouver une petite place de vendeuse dans un magasin de sapes. Je dus travailler jusqu'au 15 août pour réunir l'argent nécessaire à mon billet de train…

C'est dans l'esprit d'une future mariée que je débarquais le 16 août gare de Lyon. J'avais hâte d'arriver devant l'agence et de me jeter dans les bras de mon amoureux ! J'en oubliais presque le lapin de l'été dernier. Je fis les derniers mètres en courant presque, dans ma hâte je me tordis une cheville. Quel ne fut pas mon désarroi quand arrivant devant l'agence, je vis le store baissé, toutes lumières éteintes et une petite pancarte : réouverture le 2 septembre…

Je montais les six étages qui mènent jusqu'aux deux pièces de ma tante… J'avais six étages pour cacher ma tristesse et me raisonner. Après tout, j'avais deux semaines devant moi, je serais encore à Paris le 2 septembre, je pourrais revoir Ken, et faire éclater mon amour pour lui au grand jour… J'avais deux semaines pour me faire belle et désirable pour mon homme, après tout, il ne pouvais pas me voir ainsi, à peine descendue du train, transpirante et essoufflée… Non, ça n'aurait pas été convenable ! J'avais devant moi deux semaines pour me sublimer, et c'était bien mieux ainsi !

Je passais donc mes deux semaines à me pomponner, faire des abdos tous les soirs, courir au parc Monceau tous les matins, faire masques à mes cheveux et gommages à mon corps… J'essayais aussi toute la garde robe de ma tante, à la recherche de la tenue parfaite à porter le 2 septembre…

Enfin le deux septembre arriva. J'avais fait un masque au yaourt et aux œuf à mes cheveux et dormi avec une purée de fraises sur le visage afin d'avoir un joli teint. Je passait une mini jupe en jeans et un chemisier blanc, me maquillais avec soin, et selon mon plan descendis à la boulangerie chercher quatre croissants au beurre. Au retour, l'agence ayant ouvert, je poussais la porte d'un air décidé. Je cherchais Ken des yeux, mais ne le vis pas… Seule, la brune me souris commercialement : « Je peux vous aider ?

- Je cherche Ken… Le jeune homme qui travaillait ici… »

Elle parut un peu surprise, puis fronçant les sourcils : « Ahh ! Ken ! Non il ne travaille plus ici ! Désolée Mademoiselle ! »

D'un coup, d'un seul, par ces quelques mots, sans en avoir conscience, elle venait de mettre fin à une longue année de rêve et d'idylle. Ne pouvant cacher mon désarroi, je fis demi tour sur mes talons, et comme je franchissais le seuil je l'entendis me lancer « Contente de voir que vous aussi, il vous a laissée tomber ! ».

Je courus jusqu'au parc Monceau et m'effondrais sur un banc. J'avais besoin de réfléchir à tout ca.

Demain, je quittais Paris, mes vacances étaient finies, et avec elles ma belle histoire avec Ken. Je nous avais tellement imaginés que je vivais cette désillusion comme une véritable rupture. Tous mes projets, tous mes rêves s'écroulaient. Je crois que j'aurai réussi à lui trouver une excuse de ne plus travailler à l'agence… Mon imagination aurait pu s'en accommoder… Mais la phrase assassine de la brune avait définitivement fait explosé mon rêve ! Désœuvrée, je rentrais chez ma tante préparer mes bagages.. L'après midi je décidais d'une ballade sur les Champs, seule, trahie par mon amour et par mon imagination. Demain, retour dans ma province, après demain retour au Lycée… L'année du Bac… Une année à pas rater ! Une année qui s'annonçait morose… Il se mit à pleuvoir, machinalement je me dirigeais vers le drugstore. La pluie coulait sur mes joues, mouillant mes cheveux et mon chemisier. Mais je ne me hâtais pas. A quelques mètres du drugstore un jeune homme me bouscula à grandes enjambées, s'engouffra dans le magasin, puis se ravisant en ressortit, c'était Ken !

« Ken ! »

Il se retourna et me regarda l'air surpris : « On se connaît ?

- Heu… non…

- … et… vous prenez souvent la pluie devant le drugstore ?

- Pas plus d'une fois par an, lui souris-je.

- Alors je peux vous proposer un café ?

- Avec joie ! »

Manifestement, il ne se souvenais plus de moi, et me re-dragua… Un peu avec les mêmes arguments de rêve, de voyages, de plages désertes… Je jouais le jeu, trop heureuse de ce cadeau de la Providence ! Le temps passa trop vite, et fronçant les sourcils sur ses yeux océan : « Je dois y aller ! » me dit-il.

- Moi aussi ! 

- Il pleut encore, je suis en voiture, je peux vous raccompagner ?

- D'accord !

Il avait à l'époque une vieille MG vert anglais. Je le suivi en trottinant, il m'ouvris la portière et je m'assis. Je vivais un véritable rêve… J'aurais voulu que ma tante habite très loin pour que cette balade sur les pavés luisants ne s'achève jamais… Pourtant, chaque feux rouge nous rapprochait de la séparation… Il fallait que je trouve quelque chose… Je ne pouvais pas le faire monter chez ma tante, je ne pouvais pas me jeter dans se bras…En arrivant devant l'agence, « C'est marrant, me dit-il, j'ai travaillé ici l'été dernier, on aurait pu se croiser ! »

- On aurait pu …

Alors que je m'apprêtais à ouvrir la portière pour sortir, « Attendez, me dit-il, j'ai un parapluie ! » Et comme il faisait le tour de la voiture pour venir m'ouvrir avec son parapluie déployé, je plongeais la main dans mon sac, saisis mon porte-feuille et le jetais sous le siège passager ! Il ouvrit ma portière et me tendit la main pour m'aider à sortir, galant, il m'accompagna jusqu'à la porte cochère. « Maintenant je sais où vous habitez, belle enfant ! » Nos lèvres se rapprochèrent et il m'embrassa. Un doux baiser d'abord, un long baiser ensuite qui enflamma mes sens bien au-delà de mes rêves les plus fous.

« A demain ? me dit-il

- Peut-être… lui dis-je tout contre ses lèvres

- 14 heures devant le drugstore !

Je lui souris une dernière fois et m'éclipsais dans le corridor !

Je montais les cinq étages quatre à quatre, j'avais des ailes ! Et qu'importe si mon train était à midi Gare de Lyon, j'avais un rendez vous avec Ken, et tout comme notre baiser, tout ceci avait basculé ans la réalité.

 

Le lendemain, à midi, je montais dans mon train, sans un sous en poche, sans porte-feuille, mais le cœur amoureux et rempli d'espoir…

Posté par Barbie Girl à 16:43
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mardi 27 avril

Sven :

Hier soir, n'y tenant plus, j'ai appelé Sven. D'habitude je laisse toujours passer au moins trois jours avant d'appeler un garçon, mais là, les circonstances sont un peu différentes. D'abord parce que Sven est un ami du père de Ken, ils ont travaillé ensembles en Afrique, Sven faisait des photos des chantiers du père de Ken. En suite parce qu'il est vraiment photographe, et que sur ce point là il aurait pu mentir pour appâter la donzelle. Et puis parce qu'il sait que je suis la fiancée de Ken… Et puis, parce qu'il y a eu entre nous une sorte de tacite complicité samedi. Cette rencontre dans ce café, c'est notre petit secret à nous. Personne ne sait que nous nous étions déjà rencontrés. Une complicité… plus si affinité ? Je ne sais pas…

Hier soir, donc, j'ai appelé Sven. Il n'a pas semblé surpris de mon appel. « C'est Barbie…

- Oui, je sais, m'a-t-il répondu. Etes vous libre à déjeuner demain ?

- Non malheureusement…

- Mercredi alors ?

- Heu… oui ! (en fait, je suis libre tous les jours de la semaine, mais j'ai pour principe de ne jamais dire oui tout de suite… se faire désirer… et se donner le temps de désirer l'autre !)

- Avez-vous un endroit de prédilection ?

- Pas particulièrement, votre choix sera le mien ! Nous pouvons nous retrouver vers midi et demi sur les marches de l'opéra, ça vous convient ?

- Très bien ! A mercredi donc !

- Oui, à mercredi…

Il a raccroché. Me laissant sur ma faim. J'aurais voulu prolonger cette conversation téléphonique, lui poser des centaines de questions, sur son métier, ses voyages, ses projets… Mais Sven n'est pas un homme de téléphone.

De dépit, j'ai appelé Ken… C'est par lui que j'ai pu apprendre le peu que je sais sur Sven. D'après Ken, c'est un aventurier, non, il n'est pas marié, pas d'enfants, pas femme, ou plus tôt  plusieurs femmes à chaque port… Il a baroudé partout dans le monde, faisant de photos reportages, des expos aussi… Face à l'assaut de mes questions, Ken a eu la puce à l'oreille : « Il te plait hein ? 

- Pas mal… beau gosse, intéressant… Pourquoi ?

- Comme ça…

- Ce n'est pas parce que quelqu'un me plait que… tout de suite ! Qu'est ce que tu peux avoir l'esprit tordu !

- Je te connais ma belle, tu as besoin de fantasmer… Et Sven est tout à fait le genre de type à te faire mouiller ta petite culotte !

- Pas faux… mmmm…

- Bouge pas j'arrive !

- Non, pas ce soir !

- Comment ça pas ce soir ? Qu'est ce que ça veut dire ?

- Ca veut dire : pas-ce-soir !

- Commence à te caresser, je suis chez toi dans 20 minutes… et surtout n'enlève pas ta petite culotte.

Il raccroche. Qu'est ce qu'il ont tous ce soir à raccrocher ?

Ken arrive… Pourquoi pas… Autant profiter d'une bonne soirée ! Et puis j'ai encore au creux de mon oreille la voix de Sven… Je commence à me caresser les seins à travers mon chemisier. Je défait un bouton, et passe la main dans mon soutient gorge, entre le pouce et l'indexe, je pince un téton, fort… J'aime quand ça fait un peu mal. Ma main glisse sur mon ventre, je caresse mon pubis à travers ma culotte, je la sens humide, glissante, prête… Ne pas enlever la culotte, Attendre, il a dit de l'attendre. Je sens la tension de mon désir, pour me soulager un peu je me frotte le sexe à travers ma culotte, je tire dessus, l'élastique me rentre dans les fesses, ça m'excite encore plus. Je frotte mon clitoris sur le tissus glissant. Un doigt, il me faut un doigt ! Accroupie, la jupe remontée jusqu'à la taille, les cheveux en bataille, je me caresse le sexe du plat de la main, faisant glisser un doigt, puis deux dans le vagin. L'élastique de ma culotte me taquine le clitoris… Il me faut un homme tout de suite ! A quatre pattes, la croupe à l'air, j'attend mon homme telle une jument en chaleur !

Le téléphone sonne ! Merde ! Je décroche : "oui ?"

- Alors ma belle ? tu te fais du bien ?

- Tu est où ? demande-je dans un souffle rauque.

- Moins loin que toi apparemment !

- …

- Tu te caresses ?

- oui…

- c'est agréable ?

- oui… j'ai envie de toi !

- dis le encore…

- J'ai envie de toi !

- encore ?

- J'AI ENVIE DE TOI !!!

J'ai hurlé, je n'ai pas entendu la porte s'ouvrir, soudain, Ken est là. Il m'attrape par les hanches, me bascule sur le dossier du canapé et me pénètre brusquement… C'est bon ! Quelques coups de reins plus tard, quelques hurlements après, je me sens apaisée, déchargé de toutes mes tensions. Il enlève ma culotte, ou plus tôt ce qu'il en reste, et ma caresse les fesses… J'aime ça. Je suis une loque, je rampe jusqu'à son sexe et le suce goulûment. Un peu par plaisir, un peu pour le remercier.

Un peu plus tard, après avoir joui dans ma bouche, Ken se rhabille et pars. Je reste seule, vautrée sur le canapé, ni habillée ni à poil, gluante de foutre et de mouille, je suis fatiguée, je m'endors…

Posté par Barbie Girl à 16:40
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Week-end

 

Quel beau week-end, quel temps magnifique !

Samedi j'étais invitée chez les parents de Ken pour le premier barbecue de l'année, avec ses parents et sa famille. Je tiens à noter cette invitation, car c'est excessivement rare, surtout avec ses parents.

Alors voilà, je me suis levée aux aurores pour me préparer, laver mes cheveux et les sécher, me maquiller, un peu, rien d'outrageux, et choisir une tenue appropriée. Quelque chose qui fasse Saint Germain, mais qui me ressemble un peu quand même. Quelque chose de sexy, mais pas trop, qui fasse campagne et chic… Bref, quelque chose qui plaise à ses parents.

A dix heures j'étais prête, un peu en avance, mais qu'importe. Avec eux il vaut mieux ne pas être en retard. J'ai pris le RER jusqu'à Saint Germain, et comme j'étais très en avance, j'ai décidé d'aller prendre un café au bistrot en attendant que Ken vienne me chercher en voiture.

Je me suis donc installée en terrasse, j'ai vérifié que j'avais bien ma brosse à dents dans mon sac, et j'ai commandé un café tout en allumant une cigarette.

Tout à l'extase de ce moment de détente au soleil, je fermais les yeux, quand une voix suave me fit sortir de ma torpeur. « Puis-je m'asseoir avec vous mademoiselle ? ». J'ouvris les yeux, pour discerner face à moi un type de haute stature en plein contre jour. Etant face au soleil, je ne pouvais distinguer ses traits, mais sa carrure me sembla avantageuse. Par réflexe, je lui souris, une invitation.

Assis face à moi, il est resté silencieux quelques instants, comme s'il n'en revenait pas de son hardiesse à m'aborder. Un peu nerveusement, je sortais une cigarette de mon paquet et la portait un peu fébrilement à mes lèvres. Très calmement, il sortit un briquet de sa poche, un beau briquet, carré, brillant, un Dupont peut être, alluma ma cigarette. Puis sortit son paquet de cigarettes (des Pall Mall sans filtre) et s'en alluma une.

« Je ne suis pas là pour vous draguer, je suis photographe, je cherche des modèles

- Le mannequina ne m'intéresse pas lui souris-je.

- Ca tombe bien, parce que ce n'est pas ce que j'ai à vous proposer.

- …

- Je vous observe depuis que je vous ai vue sortir du RER, et j'ai envie de faire des photos de vous, pour une expo que je prépare. Je ne pourrais pas vous payer, mais si mes photos vous plaisent, je vous en offrirai une… Et puis qui sait, vous ne voulez pas être mannequin, mais une jolie fille comme vous peut toujours avoir besoin d'un book…

Je lui souris, il est drôle. Je ne sais pas si c'est une technique d'approche, ou s'il est vraiment photographe, mais il me plait, ça change des approches lourdaudes des petits banlieusards… Quand le serveur s'approche pour lui demander ce qu'il prend, je le regarde en souriant, soulevant un sourcil interrogateur.

« Un demi pression, s'il vous plait, et vous ?

- un café.

Deuxième café, nouvelle cigarette. « Et c'est souvent que vous abordez les jeunes filles aux terrasses des cafés ?

Nous engageons la conversation. Il s'appelle Sven, a un sourire ravageur, des yeux sombres, une mèche rebelle qui lui taquine le front. Il vit à Paris depuis peu. Notre conversation est légère. Les passants pourraient penser que nous sommes de vieux amis.

Le temps passe vite, et soudain l'église sonne midi.

« Il faut que j'y aille… Je vous laisse ma carte, s'il vous plait, appelez moi… »

Je prends la carte et lui souris. Déjà il est debout, sa haute stature me cache le reste de la rue.

« Appelez moi ! » et déjà il file à grandes enjambées. Je le suis des yeux, puis le perds dans la foule.

Midi. Ken, ne devrait plus tarder. Je me lève à mon tour et fait quelques pas. « Barbie ! », c'est Ken, il est arrêté au feu, il a décapoté sa voiture et me fait signe, je me hâte de le rejoindre. Je n'ai pas eu le temps de me laver les dents, tant pis. Je monte dans la voiture, il se penche pour m'embrasser.

- Pouah, tu as fumé ! Je t'avais pourtant bien dit !

- …juste une en t'attendant…

- Prends un chewing-gum dans la boite à gants.

On arrive chez ses parents. Tout est prêt et installé dans le jardin. Tout est toujours parfait chez Ken quand sa mère s'en occupe. Elle n'a pas l'air ravie de me voir, mais me salue poliment. Son père est plus avenant et me serre dans ses bras un tout petit peu trop longtemps… Sa belle sœur m'adresse un petit signe de la main, elle surveille les enfants qui courent autour de la piscine. Je ne pense pas qu'elle m'apprécie beaucoup. La journée s'annonce longue…

Nous nous asseyons tous à table, machinalement, je compte les assiettes. Une, deux, trois, quatre, cinq,… six ? Six, curieux ! Les enfants ne mangent pas avec nous normalement… Alors : Les parents de Ken, deux, sa belle sœur, trois (son frère est mort dans un accident d'avion il y a deux ans), nous deux, cinq ! Qui est le sixième ?

Nous commençons à boire l'apéro sans attendre le sixième convive. J'accepte un peu de vin doux, sous le regard réprobateur de Ken, mais il me faudra bien ça pour supporter la journée !

« Alors Barbie, vous travaillez toujours dans ce …magasin ? »

A l'entendre on croirait que je travaille dans un sex-shop ! Maman-Ken est très vieille France, et préfèrerait que la fiancée de son fils prenne des cours de broderie plus tôt que de vendre des bijoux dans un grand magasin !

Je n'ai pas le temps de répondre qu'au fond du jardin apparaît une silhouette à la haute stature… une silhouette familière…

« Sven !! s'écrie Papa-Ken, quel plaisir de vous voir ! J'espérais que vous vous libéreriez ! »

Présentation, je fais semblant de le découvrir, il joue le jeu…

Finalement, la journée n'a pas été aussi pourrie que ce qu'elle s'annonçait.

Posté par Barbie Girl à 16:38
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vendredi 23 avril

La soirée sympa en question :

Ken m'avait promis une soirée sympas mercredi soir, vous vous souvenez ?

En sortant du boulot, nous avions rendez vous au café, comme d'habitude. Pas celui qui est en face de la sortie, non, celui qui est un peu plus loin, pour faire plus discret !

(En parlant de discret, mon déjeuner avec Big Jim… Rien ! J'ai eu beau lui faire sourires et moues enjôleuses, ce mec est resté de marbre… Je n'ose croire qu'il soit homo ! Mais s'il continue à être aussi indifférent, ce devra être ma conclusion définitive !)

Retour à Ken.

On a bu deux ou trois coups au café, en terrasse, il faisait beau et je riais fort. Non pas que j'étais saoule, car je n'ai bu que du lait fraise ! Mais j'avais besoin de me faire remarquer après mon « râteau » de midi. Je riais donc a gorge déployée, à poitrine déployée, à provocation déployée. Les gens me regardaient, les femmes avec colère, les hommes avec envie, et Ken aimait ça.

(Pour répondre à un commentaire sur mes fantasmes, je dois dire qu'en fait, Ken aime voir que les autres hommes me désirent, que les autres me trouvent belle, qu'ils fantasment sur moi. Et moi, ce qui m'excite, c'est de l'exciter, d'où le fantasme dont je parlais la dernière fois.)

Plus tard, nous sommes donc allés chez moi.

Vas te changer pour sortir, m'a-t-il dit. J'ai donc filé dans la salle de bain en le laissant dans le séjour avec la Play Station…

J'ai pris une longue douche, j'ai pris le temps de bien me savonner partout, je me suis épilée, j'ai fait un super soin à mes cheveux, parfumée, maquillée, et alors que je commençais à m'habiller, soutient gorge et string turquoise assorti sous ma robe en mousseline à imprimés, Ken est entré dans ma chambre. Il fait souvent ça quand on sort, il aime me voir m'habiller, et aussi vérifier que je m'habille assez sexy ! Comme s'il avait besoin de vérifier ça ! Tout en moi est sexy ! Etre sexy c'est ma seconde nature !

- N'en met pas ! m'a-t-il dit.

- N'en met pas quoi ? Le soutient gorge ? Ca ne sera pas beau avec cette robe !

- Non le string !

Ha bon ? moi je trouve plus sexy un string que rien du tout, mais comme je me baissais pour enlever mon string j'ai deviné une bosse croissante sous son pantalon, j'ai obéis.

J'ai fini de me maquiller seule, Ken étant retourné à sa Play Station…

Et quand je l'ai rejoint dans le séjour, toutes les lumières étaient éteintes, seules des bougies illuminaient la pièce. Il avait dressé la table (la table basse, car je n'en ai pas d'autre !) et une bouteille de champagne nous attendaient dans son seau… Une musique douce… et à coté du sofa, deux boites de pizza, un pot de glace à la fraise…

C'était donc ça la soirée sympas ! Pas de sortie, non, Ken nous avait concocté un petit dîner d'amoureux à sa façon ! Je ne peux qu'apprécier le geste, car il est incapable de faire ne serait-ce qu'un plat de pâtes… Par contre, il aurait pu commander un traiteur, au lieu d'un Pizza Hut !

Nous avons dansé, langoureusement, bu, mangé, re-dansé, re-bu, re-bu, re-bu et on a fait l'amour. Je n'étais pas très motivée. En fait, je m'étais préparée à sortir, alors ce dîner en tête à tête, préparé à la va vite, ça m'avait un peu déçue.

J'ai quand même réussi à m'exciter en pensant à Big Jim, et surtout à ce que j'aurai à vous raconter aujourd'hui ! Ce qui m'a définitivement motivée, c'est quand j'ai senti qu'il me caressait avec le bouteille. La sensation du verre froid et le goulot qu'il remontait entre mes jambes ont commencé à me faire perdre la tête.

En fait c'est très sympas une bouteille de champagne, même vide ! Nous avons fait l'amour jusqu'au petit matin, et en petit déjeuner, nous avons fini les restes de la pizza froide. J'adore la pizza froide ! Nous avons refait l'amour et Ken est parti se reposer chez lui. Je n'ai pas voulu me coucher car il était nécessaire de faire le ménage dans l'appart après la nuit que nous avion passé ! Et je voulais emmener ma robe chez le teinturier…

Vers 14 heures, j'ai enfin mis le nez dehors. Il faisait beau et chaud. Je me suis promenée sur les quais. Il y avait pas mal de monde pour un jour de semaine. Je me suis assise sur un banc et j'ai repensé à tout ça.

Posté par Barbie Girl à 16:35
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mercredi 21 avril

Le surf…

Les heures volent…

Ca va faire trois heures que je surf… Je clique, je clique, je découvre la vie des autres… C'est à la fois rassurant et inquiétant… Il y a des sites biens et d'autres archi nuls ! Non je ne les citerai pas, pas aujourd'hui en tous cas, il ne faut un peu de temps pour me faire une opinion.

Oui, les heures ont volé ce matin. En fait le temps passe plus vite depuis qu'on m'a donné un accès à Internet au boulot. Et ce joueb ! c'est magique ! J'ai modifié les couleurs et les mises en pages… J'ai même trouvé une petite image… et des stat's … Bon je me suis inspirée un peu de mises en pages des sites que j'ai trouvé sympas, mais comment ne pas finir par tous se copier les uns les autres ? Il n'y a pas tant de mises en pages sympas en fait… Et pour les couleurs….

Bon bref.

Je n'ai pas été dérangée ce matin. A part par cette bonne femme qui vient tous les mercredis pour essayer la même bague. Une bague à 5400€ ! J'espère que son mec va finir par la lui offrir ! Ca m'arrangerait bien… Mais je la laisse venir tout doucement… Il faut du temps pour débourser tout cet argent, ce n'est pas à la portée de tout le monde !

Ce midi, je déjeune avec Big Jim. Oui, je sais, il ne s'appelle pas comme ça. Mais appelons-le comme ça. En plus ça lui va bien. Il a un corps de rêve et l'entretien… Il est gardien. Ce que je préfère c'est quand je sors beaucoup de bijoux en même temps, il s'approche de mon stand pour surveiller. Pour me protéger… Enfin, ça  c'est que j'imagine… Je sais bien qu'en vrai, il protège les bijoux… Mais moi, j'aime fantasmer sur son corps de rêve.

Quand je m'ennuie, j'imagine qu'il me prend violemment dans des lieux incongrus, genre cage d'escalier, toilettes pour dame… Ou alors, le top de mon rêve c'est qu'il me prenne sous les yeux de Ken… Oui, je sais, ça fait un peu hard… Mais je suis sûre que Ken aimerait voir ça… Bon indépendamment du fait que je suis avec lui bien sûr… Et que je ne suis pas censée le tromper… Bon on peut bien fantasmer !

En tous cas, comme je savais que je déjeunerai avec Big Jim aujourd'hui, j'ai mis un petit haut très transparent, rose pale, et dessous un soutien gorge qui avantage vraiment ma poitrine, fushia ! Je me sens très sexy… et émoustillée ! De toutes façons, même si Big Jim ne s'en rend pas compte, je suis sûre que Ken appréciera ! C'est lui qui vient me chercher ce soir… Il m'a promis une soirée « sympas » comme demain je ne bosse pas… J'espère que ce sera chaud !

Je vous raconterai !

Posté par Barbie Girl à 16:26
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Bonjour !

Oui, finalement ça a marché. Ce n'était pas si difficile que ça !

J'ai enfin mon blog, et je vais pouvoir vous parler un peu de moi, vous apporter un peu de soleil dans votre vie avec les histoires de la mienne !

Alors voilà, j'ai 24 ans, et pour vous je m'appellerai Barbie. Je suis blonde et j'ai un fiancé, que nous appellerons Ken. Je vis dans une grande ville et je travaille tout en poursuivant mes études… Et j'ai très envie de m'exprimer ! Je voudrais devenir journaliste, tout au moins chroniqueuse, pour un magasine féminin… Mais pour le moment, je vends des bijoux dans un grand magasin. J'aime les bijoux, alors ça ne me dérange pas trop ce boulot. Surtout que la maison nous prête certains modèles… On les porte pour mieux les vendre !

Oui, j'aime bien ce boulot… Même si mes rêves m'emportent ailleurs.

Voilà pour le chapitre présentation.

Si non, comme je vous l'ai dit, j'ai un fiancé. Il est très beau, très décoratif. Mais je suis décorative aussi. Nous formons un beau couple, mais je crois que ce que nous faisons de mieux ensembles c'est d'être décoratifs !

Ken est étudiant. Il vit encore chez ses parents. Ce sont des gens très bourgeois, et bien que Ken n'aie pas le moindre sous pour se payer son plein d'essence, il roule en Porsche… Offerte par son parrain. Moi, je m'en fiche un peu, j'aime bien qu'il viennes me chercher avec sa voiture, c'est plus sympas que les transports en commun, mais s'il avait une deudeuch ça me serait égal.

Bon, je trouve que pour une première présentation, je vous  en ai pas mal dit. Je vais à présent faire votre connaissance sur vos sites !

A bientôt !

Posté par Barbie Girl à 16:21
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